Conception : R. Pujol
Le vieillissement de l’oreille induit une surdité « normale » par opposition à une surdité induite par une pathologie : c'est la presbyacousie. Parmi les modalités sensorielles, l'audition est une de celles qui vieillit le plus mal. Du fait de leur petit nombre, cellules ciliées et neurones de la cochlée sont appelés à disparaître peu à peu, entraînant une perte irrévocable d'audition avec l'âge.
La presbyacousie et les autres types de surdité |
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Notons que la presbyacousie n’est pas indépendante des surdités acquises. |
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Dans cette représentation souriante et astucieuse, Hawkins résumait parfaitement l'effet cumulatif des principaux facteurs de risques pour la cochlée et du vieillissement pour caractériser le degré de presbyacousie. La perte auditive en dB (ou PTS) est égale à la somme des drogues ototoxiques et des bruits traumatiques (supérieurs à 90 dB) accumulés au cours des ans. Près de 40 ans plus tard, ce schéma reste tout à fait d'actualité. Par exemple, l’exposition excessive aux sons trop intenses et traumatiques va entrainer une presbyacousie précoce ou accélérée : on peut avoir à 40 ou 50 ans des oreilles de 90 ! (voir la page « Bruit : attention danger ! » du site Grand Public).
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Presbyacousie et plasticité corticale |
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Dès qu'ils ont eu la possibilité de comparer sur un même sujet le degré de presbyacousie avec l'histologie cochléaire, les auteurs (Spoendlin, Schucknech, ...), ont été souvent frappés par l'absence de corrélation : le nombre de cellules ciliées et/ou de neurones cochléaires résiduels est souvent beaucoup plus faible que les examens physiologiques le laissaient prévoir. Autrement dit, on peut encore avoir une audition très convenable avec toute une partie de la cochlée endommagée. Ceci est du à un phénomène, à présent bien connu, de plasticité cérébrale : le cortex auditif, privé d'un certain nombre d'afférences, traite "mieux" les messages qui continuent à lui parvenir. Par exemple, lorsque la base de la cochlée est détériorée, les neurone corticaux qui décodaient spécifiquement les fréquences aiguës, vont s'intéresser aux fréquences moyennes et basses, améliorant ainsi les capacités "perceptives" des ces mêmes fréquences. |
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